SIIPS

 

Définition

Soins Infirmiers Individualisés à la Personne Soignée.

 

Finalités

·       Outil de mesure de la charge en soins infirmiers, la méthode permet de déterminer un indicateur en soins infirmiers par une appréciation globale et synthétique des soins pour chaque malade. Permet de connaître pour chaque malade l’intensité des soins et leur structure, la méthode visualise le travail infirmier, son intensité, sa structure. Outil de gestion pour le service infirmier.

 

Domaine d’application

·       Etablissement de court, moyen et long séjour. La méthode fait appel à la démarche de soins infirmiers.

 

 

Déclinaison de la méthode

·       Les soins sont classés en 3 catégories :

1.      les soins de base SB

2.      les soins techniques ST

3.      les soins relationnels SR

Les soins de base sont liés à l’alimentation, la locomotion, la mobilisation, l’élimination, l’hygiène et le confort ( soins d’entretien et de continuité de la vie).

Les soins techniques sont liés à la prescription médicale, l’aide aux actes diagnostiques, la surveillance des traitements (décret du 15 mars 1993).

Les soins relationnels de type verbal ou non permettent une communication dans le but d’aider une personne ou un groupe de personnes.

Les soins éducatifs permettent d’apporter à une personne ou à un groupe de personne des informations, des conseils, une assistance pour « maintenir, restaurer, promouvoir » sa santé et modifier ses comportements.

 

 

 

 

Terminologie

 

·       Les soins de base et les soins relationnels sont classés en 4 niveaux en fonction du degré de dépendance du malade . 1er niveau : indépendance, autonomie, 2ème niveau : dépendance modérée, 3ème niveau dépendance majeure, 4ème niveau : dépendance totale.

·       Les soins techniques sont classés en 4 niveaux selon les temps requis par les soins isolés ou répétés sur 24h. 1er niveau : soins légers, 2ème niveau : soins courts, 3ème niveau : soins lourds, 4ème niveau : soins très lourds.

·       A chaque niveau de soins est associé un coefficient mesurant une intensité de soins : 1, 4, 10, 20.

 


 

Mode opératoire

·       Fiche de relevés, relative à chaque personne soignée et définie pour des périodes, comporte une partie identification, dates d’entrée, date de sortie.

·       Une partie divisée en 3 colonnes (SB, ST, SR) chacune divisée en 4 «  sous-colonnes » (une par coefficient).

·       Règles d’utilisation des coefficients :

Soins de base : on indique lors du relevé le coefficient du niveau de dépendance le plus fréquemment constaté dans la période

Soins techniques : on porte systématiquement le coefficient du niveau de soins le plus élevé.

Soins relationnels et éducatifs : on porte le coefficient du niveau de soins (dépendance psychique) le plus élevé.

q       Calculs associés à la méthode

L’intensité de soins pour un séjour patient (ISS) est le résultat de calculs faisant intervenir l’intensité des soins de base (ISB), l’intensité de soins techniques (IST), l’intensité de soins relationnels et éducatifs (ISRE)

 

Avantages

·       Méthode adaptée aux différentes conceptions des soins infirmiers

·       Validité

·       Améliore la qualité des transmissions et la tenue du dossier de soins, participe au développement des protocoles écrits

·       Les informations obtenues permettent de nombreux recoupements et la mise en évidence de corrélations entre les différents paramètres (organisation, fonctions de soins prépondérantes, intensité des soins , nombre de malades, âge, durée moyenne de séjour, etc.).

·       Couplage GHM

·       RSI

·       Club utilisateur.

 

 

Inconvénients

·       Méthode qui nécessite de trouver un consensus d’équipe pour attribuer les coefficients en particulier pour les SRE et suivant les domaines d’activité (pédiatrie, psychiatrie, réanimation).

·       Qualité du support d’information indispensable pour trouver les éléments à posteriori

·       N’évalue pas la charge de travail de l’unité, pour obtenir une mesure globale ; il faut adjoindre une méthode de mesure des AAS (activités afférentes aux soins).

·       Ne prend pas en compte les soignants de l’unité

·       La gestion des effectifs à court terme n’est pas possible.

 

 

Bibliographie

·       Voir les articles de Marie-Claude BEAUGHON , Hôtel-Dieu de Paris  (AP-HP).